| [Sommaire] | [Page d'accueil] | [Article suivant] |
|
RTBF Faits Divers 14/01/2004 |
RETOUR A RANSARTPour clôturer la série des émissions ’’Faits divers’’ (qui a débuté en octobre 1992), nous avons choisi d’assurer le suivi de l’histoire d’une famille courageuse durement éprouvée par le malheur.
Le 12 octobre 2001 à Ransart, dans la banlieue de Charleroi, Mario Fisicaro, 48 ans, père de trois enfants, est abattu chez lui et sous les yeux de son père, par deux individus cagoulés qui veulent s’emparer des clés de son Alfa Roméo. Juste avant le drame, les deux malfrats ont déjà menacé le voisin de la famille Fiscicaro et lui ont même tiré dessus… Cinq semaines après ce car-jacking mortel, les deux auteurs présumés sont arrêtés : ils ont 22 ans et nient les faits.
En octobre 2003 à la Cour d’Assises du Hainaut s’ouvre le procès du premier car-jacking mortel de Belgique. Les enquêteurs de Charleroi ont travaillé deux longues années à réunir un faisceau d’indices confondants pour Grégory Bruno et Olivier Leclercq, les deux jeunes gens arrêtés dans le dossier du meurtre de Mario Fiscicaro. Il y a notamment les traces de la téléphonie : le GSM d’Olivier Leclercq a actionné la borne téléphonique de Ransart peu après l’heure du crime. Il y a aussi les traces de poudre retrouvée sur des gants appartenant à Grégory Bruno. Et puis, surtout, il y a eu ce courageux témoignage qui a apporté une aide précieuse aux enquêteurs. Christian L., le voisin de la famille Fiscicaro, a aperçu, reconnu et identifié les deux agresseurs de Ransart. En effet juste avant l’assassinat de Mario Fiscaro, Christian L. a vu deux jeunes gens déambuler dans la rue, à visage découvert, avant qu’ils n’enfilent leurs cagoules et ne tirent un coup de feu dans sa direction. Olivier Leclercq et Grégory Bruno sont–ils coupables du premier car-jacking mortel commis en Belgique ? Aux onze questions posées, le jury a répondu « oui » : Olivier Leclercq et Grégory Bruno sont condamnés à 25 ans de prison chacun. Et pourtant les deux jeunes nieront les faits jusqu’au bout. Comment la famille de Mario Fiscicaro, son épouse et ses trois filles, ont-elles survécu au saccage de leur bonheur ? Le plus intolérable pour les victimes n’est-il pas l’arrogance de ceux qui ne veulent pas reconnaître la gravité des dommages humains subis ? Comment expliquer le silence systématique de ceux que la vérité judiciaire reconnaît comme responsables ? Leur silence ne répond-il pas à une autre logique, celle de ne dénoncer ni les complices ni les commanditaires de leurs actes. Car une fois la voiture volée en octobre 2001, le véhicule et ses clés avaient été placés dans un box en attendant que d’éventuels complices viennent en prendre livraison. Il subsiste d’autres zones d’ombres : les deux meurtriers de Mario Fiscicaro sont repartis à bord de l’Alfa, comment sont-ils arrivés sur place ? Qui était le commanditaire du vol de l’Alfa Roméo ? Qui avait prévu de l’utiliser ensuite, pour un braquage peut-être… Un « Faits divers » raconté par José Dessart, Agnès Lejeune et Abder Rarrbo
Communiqué de presse de la RTBF |
|
La Chaîne du Silence - Autopsie d'un suicide à l'usine 2002 - 2008 |
|