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Bibliographie Ouvrages de référence |
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Christophe DEJOURS |
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Professeur de psychologie au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), psychanalyste et psychiatre, Christophe Dejours est l'un des principaux spécialistes de la psychopathologie et de la psychodynamique du travail.
Après des études de médecine, médecine de travail, ergonomie, psychiatrie, psychanalyse et psychosomatique, ainsi qu'une formation à la recherche (Action RESACT: Recherche sur l'Amélioration des Conditions de Travail - DGRST), Christophe Dejours a entrepris des recherches sur les frontières de la psychanalyse, avec les sciences biologiques et avec les sciences sociales. |
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Travail , usure mentale Christophe DEJOURS Centurion/Bayard Editions, 1980 Nouvelle édition, 2000
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La France malade du travail Jacques DE BANDT Christophe DEJOURS Claude DUBAR Bayard Editions, 1995
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Le Facteur humain Christophe DEJOURS PUF,1995 Nouvelle édition, 1999
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Souffrance en France La banalisation de l'injustice sociale Christophe DEJOURS Editions du Seuil, 1998
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Marie-France HIRIGOYEN |
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Docteur en médecine depuis 1978, Marie-France Hirigoyen s'est ensuite spécialisée en psychiatrie. Psychanalyste, psychothérapeute familiale, elle anime depuis 1985 des séminaires de gestion du stress en entreprise.
Par la suite elle se forme en victimologie aux Etats-Unis d'abord puis en France où elle soutient en 1995 un mémoire intitulé "La destruction morale, les victimes des pervers narcissique". Elle centre alors ses recherches sur la violence psycho- |
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logique et publie en 1998 un essai Le harcèlement moral, la violence perverse au quotidien, dont 450 000 exemplaires ont été vendus à ce jour et qui a été traduit dans 24 pays. L'accueil incroyable reçu par le livre entraîne une déferlante de témoignages, la création d'associations, des débats entre professionnels et une prise de conscience des parlementaires. Elle participe au groupe de réflexion sur la proposition de loi déposée le 14 décembre 1999 par le groupe communiste à l'Assemblée Nationale, qui aboutit à faire voter le 11 janvier 2001 un amendement qui introduit la notion de harcèlement moral dans le code du travail. Dans son second livre Malaise dans le Travail. Harcèlement moral : démêler le vrai du faux, qui paraît en mars 2001, l'auteur affine son analyse et précise la notion pour éviter que le terme soit utilisé abusivement et à contresens.
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Le Harcèlement moral La violence perverse au quotidien Marie-France HIRIGOYEN Editions La Découverte & Syros, 1998
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Le malaise dans le travail, harcèlement moral : démêler le vrai du faux Marie-France HIRIGOYEN Editions La Découverte & Syros, 2001
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Autres auteurs... |
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Harcèlement au travail ou nouveau management Paul ARIES Editions Golias, 2002
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Que partagent Les Galeries Lafayette, McDonald's, Hippopotamus, Disney, Intermarché, Casino, France-Telecom, Renault, IBM, HP, Carrefour, Auchan, Buffalo-Grill, la SNCF ou le Crédit Suisse ?
Des pratiques managériales toujours plus uniformisantes et déshumanisantes. L'auteur politologue spécialiste des sectes et de la mondialisation - dresse ici un constat d'échec des nouveaux modes de management. Tout y passe : des nouveaux modes d'organisation du travail qui brisent les cultures de métier, les identités collectives, les classifications salariales jusqu'aux techniques ordinaires ou plus raffinées de manipulation des salariés qui, sous prétexte de développer la culture d'entreprise, impose à chacun une façon de travailler, de s'habiller, de sourire, de parler, etc. L'auteur dénonce le viol de l'intimité qu'introduit l'écroulement du mur qui, depuis le 19è siècle protégeait de l'entreprise la vie privée du salarié.Faut-il légaliser la sélection des candidats par le biais des tests génétiques ? Il dénonce l'usage des logiciels espions ou de la télé-surveillance. Il démonte le piège des équipes de travail revues à la sauce patronale, de la pseudo-qualité totale, du coaching pour dirigeants gouroufiés, etc. Il établit en quoi des notions comme celle d'employabilité constituent des armes contre les salariés que propagent patronat et gouvernement. Il montre comment le néo-management entend substituer au Moi des salariés de pseudo identités imposées grâce au formatage idéologique. L'avenir est-il à 10 ans de vie Auchan, 5 ans d'IBM, 10 ans de Nike ? Jusqu'où faut-il aller dans l'identification à son entreprise, à son patron ? Les nouveaux modes de management se veulent plus sympathiques mais ce management affectif est, en réalité, pervers car l'entreprise n'a de cesse d'infantiliser son personnel, cadre compris, pour mieux le dominer. L'entreprise se révèle une mauvaise mère qui dévore ses enfants (licenciements boursiers, dégradation des conditions de travail). Elle veut l'empêcher d'accéder à l'autonomie et à la responsabilité. Ce néo-management est indispensable à la révolution dans le capitalisme que prônent les ultras du MEDEF (Global Compact, refondation sociale, etc.). Ce système intégriste est, malgré les apparences, voué à l'échec car il est dangereux socialement, psychiquement et même économiquement. L'auteur explore les fantasmes patronaux mais aussi les pièges tendus. Un livre destiné d'abord aux salariés et aux militants qui ne comprennent plus leur entreprise, un livre né de débats et voué à nourrir des actions. |
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Le mythe de l'entreprise Jean-Pierre LE GOFF Editions La Découverte, 1995
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Depuis le début des années 80, la mode de l'entreprise et de son éthique s'est érigée à la dimension d'un véritable mythe, quasi-intouchable. Mais si les manifestations du mythe sont multiples et spectaculaires, on connaît beaucoup moins bien l' "idéologie managériale " qui en constitue la doctrine. C'est d'abord cette face obscure du mythe de l'entreprise qu'explore ici J.-P. Le Goff : à partir d'une analyse critique approfondie de l'extraordinaire - et souvent comique - littérature que constituent les " chartes " et " projets d'entreprise " et de la façon dont ils sont mis en œuvre, dans le privé comme dans le public, l'auteur met à jour les pratiques de manipulation des individus auxquelles ils donnent lieu.
Dans la seconde partie de cet essai, J.-P. Le Goff replace cette idéologie dans l'évolution historique des sociétés industrielles. Sa relecture de l'ordre productif du XIXe siècle, de l'utopie saint-simonienne et du courant chrétien modernisateur de l'après-guerre met à jour l'imaginaire industriel qui a imprégné le développement de nos sociétés et continue de fasciner nombre de managers et d'hommes politiques. Jean-Pierre Le Goff, philosophe de formation, est sociologue au laboratoire Georges Friedmann du Conservatoire national des arts et métiers. Il préside le club Politique Autrement qui développe une réflexion sur les conditions d'un renouveau de la démocratie et de la citoyenneté dans les sociétés développées. |
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La démocratie post-totalitaire Jean-Pierre LE GOFF Editions La Découverte, 2002
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Vivons-nous dans un univers orwellien, conditionnés et surveillés en permanence par les " nouveaux maîtres du monde " ? On pourrait le penser à la lecture de certains discours critiques dénonçant le nouveau " totalitarisme " du marché et des médias. Dans cet essai stimulant, J.-P. Le Goff rompt avec ce schématisme.
En s'appuyant sur Hannah Arendt et Claude Lefort, il propose une étude comparative particulièrement éclairante du phénomène totalitaire et du mouvement de modernisation de la fin du XXe siècle. Il montre ainsi que les sociétés européennes démocratiques connaissent un processus spécifique de déshumanisation et de désagrégation, bien différent du totalitarisme. Ce phénomène " post-totalitaire " constitue le point aveugle des démocraties. C'est dans ce cadre qu'il convient de resituer le mal-être existentiel et social et la confusion des médias : le basculement historique des trente dernières années a débouché sur une vision fantasmagorique du pouvoir et un antitotalitarisme galvaudé. Pour l'auteur, le renouveau implique d'en finir avec le manichéisme et l'illusion de la table rase : les démocraties européennes doivent enfin accepter l'ambivalence de leur propre histoire, inscrire la modernisation dans une vision de l'avenir et un projet cohérent. C'est à ce prix qu'elles éviteront le repli maladif sur elles-mêmes et la rupture avec le reste du monde. |
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Placardisés Des exclus dans l'entreprise Dominique LHUILIER Editions du Seuil, 2002
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Tous les placards ne sont pas dorés, loin de là. Qu'on ait été " placardisé " soi-même, c'est-à-dire empêché de travailler sans être licencié, ou que des proches l'aient été, chacun sait qu'on ne sort pas indemne d'une telle épreuve. Il s'agit d'une situation paradoxale : elle éloigne du travail tout en maintenant dans l'emploi un nombre important de personnes. Et les entreprises privées ne sont pas seules concernées : la fonction publique et les collectivités territoriales ne sont pas en reste.
Qui sont ces exclus au lieu même du travail, que vivent-ils, comment survivent-ils ? A partir d'une longue enquête dans des milieux professionnels très divers, et nombreux exemples à l'appui, Dominique Lhuillier éclaire les fonctionnements générateurs d'exclusion. Car loin d'être seulement l'expression d'un problème de relations personnelles - le harcèlement d'une victime par un pervers -, le " placard " est le résultat d'une fabrication sociale. Sur fond d'érosion des solidarités et des régulations collectives, cette maltraitance d'un type particulier, mais plus répandue qu'on ne croit, peut broyer des individus. Lorsqu'ils sont ainsi poussés à partir, insidieusement ou brutalement, en étant privés de toute fonction, responsabilité, relation avec autrui, le " placard " peut se transformer en " mitard ". Tous mesurent alors la place fondamentale du travail dans leur vie. Pourtant, comme le montre l'auteur, certains s'en sortent. Leur expérience peut éclairer sur les recours, les démarches et les stratégies pour retrouver, avec sa dignité, une place dans le monde du travail et dans la cité. Dominique Lhuilier est maître de conférence en psychologie sociale à l'université Paris-VII et chercheur au Laboratoire du Changement social. |
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Le nouvel esprit du capitalisme Luc BOLTANSKI Ève CHIAPELLO Editions Gallimard, 1999
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Le capitalisme prospère ; la société se dégrade. La croissance du profit s'accompagne de celle de l'exclusion. La véritable crise n'est pas celle du capitalisme, mais celle de la critique du capitalisme. Trop souvent attachée à d'anciens schémas d'analyse, la critique conduit nombre de protestataires à se replier sur des modalités de défense efficaces dans le passé mais désormais largement inadaptées aux nouvelles formes du capitalisme redéployé.
Cette crise, Eve Chiapello et Luc Boltanski l'analysent à la racine. Ils tracent les contours du nouvel esprit du capitalisme à partir d'une analyse inédite des textes de management qui ont nourri la pensée du patronat, irrigué les nouveaux modes d'organisation des entreprises : dès le milieu des années 70, le capitalisme renonce au principe fordiste de l'organisation hiérarchique du travail pour développer une nouvelle organisation en réseau, fondée sur l'initiative des acteurs et l'autonomie relative de leur travail, mais au prix de leur sécurité matérielle et psychologique. Ce nouvel esprit du capitalisme a triomphé grâce à la formidable récupération de la " critique artiste " - celle qui, après Mai 68, n'avait eu de cesse de dénoncer l'aliénation de la vie quotidienne par l'alliance du Capital et de la bureaucratie. Une récupération qui a tué la " critique artiste ". Comme, dans le même temps, la " critique sociale " manquait le tournant du néocapitalisme et demeurait rivée aux vieux schémas de la production hiérarchisée, on la trouva fort démunie lorsque l'hivers de la crise fut venu. C'est à une relance des deux critiques complémentaires du capitalisme qu'invite cet ouvrage. Eve Chiapello et Luc Boltanski sont sociologues. |
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La Chaîne du Silence - Autopsie d'un suicide à l'usine 2002 - 2008 |
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